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    Près de Vars 16 

    Année : 1976

    Extrait du récit : La nuit du centaure .

     

     

     

    Argence : 3 Texte de M . Georges Bonnefoy ne roule pas vite .

     


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    En attendant le juge

    j'observe la pièce où je me trouve maintenant

    il y a une table

    avec un entourage de marbre

    un billard ?

     

    Le " collabo " café de nuit Van Gogh

    Café de nuit Van Gogh

     

    un petit endroit de la bordure est cassé

    le morceau est posé là ...

    il attend 

    j'ai repris mon papier 

    je relis

    ce que j'ai écris

    dans la pièce ensoleillée

    le grillon chanta cinquante deux fois

    les " faux barreaux " sont toujours là !

     

    sur ce pauvre morceau de papier

    que j'ai trituré entre mes doigts

    j'ajoute maintenant :

    tous ces pauvres gens

    qui partaient dans les trains

    pour on ne sait où ;

    lorsque le juge arrive

    je m'empresse de lui montrer

    la place que doit prendre

    le petit morceau de marbre ,

    je lui demande

    s'il veut que je lui lise mon poème

    " Les faux barreaux "

    il me dit après l'écoute

    on dirait du Rimbaud !

    le juge me dit alors

    qu'il a besoin d'un peu de renseignements

    je lui explique les choses

    il a l'air satisfait

    je lui demande alors s'il veut écouter la suite

    des " Faux barreaux "

     

    tous ces pauvres gens qui partaient ...

    il m'écoute

    pas mal !

    mais il faudrait modifier

    cette tournure de phrase ;

    je suis d'accord avec lui 

    avant de s'en aller

    il me dit :

    vous n'oublierez pas d'ajouter :

    avec la collaboration du juge Jacques S..... !

     

     


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  • Environs de Touvérac 16 

     

    Après cette petite pause raffraîchisante

    je continue ma pérégrination Touveraccienne

    je ne sais pas si c'est le bon terme ,

    je m'approche d'une sorte de hangar atelier

    un gars est plongé sous le capot

    d'une vieille " 403 "

    bientôt , nous parlons un peu mécanique

    j'ouvre ma valise

    je lui montre les billets

    ( mon salaire de pâtissier )

    le " mécanicien "

    quitte alors son travail en cours

    je le vois se diriger rapidement vers une maison 

    attenante au hangar ;

     

    c'est bien ce que j'avais pressenti

    le réparateur était bien allé

    faire un numéro ...

     

    une estafette Renault bien caractéristique

    nous arrive bientôt

    je suis bon pour un contrôle

    un petit truc qui cloche

    je n'ai pas de fiche de paie !

     

    alors le contrôle s'éternise ;

    Enfin on me fais comprendre

    que je peux continuer mon chemin .

     

    non loin de là 

    Des " semi " sont en train de manoeuvrer

    il me semble qu'il y a beaucoup d'agitation

    dans le secteur 

    j'aide un routier

    pour une manoeuvre

    je ne sais pas si c'est une impression

    il me semble que la C B

    dans la cabine

    parle de quelqu'un venu en aide

    à un chauffeur

     

    le routier qui manoeuvrait est bientôt prié

    de présenter ses papiers

    en voyant tous ces gendarmes sur le qui vive

    ça commence à cogiter

    dans mon crâne ...

     

    on ne sais jamais

    je prends mon feutre noir

    dans ma valise

    je relève le numéro de l'estafette " poulaga "

     

    peu être aussi c'est la chaleur

    qui leur tape sur le " système "

     

    je note le numéro de l'estafette

    à l'intérieur du couvercle de ma valise

    et en plus ...en verlan ...

     

    pour tromper l'ennemi !!!

     

    clic sur articles non lus marge de gauche , merci


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    Nous allons traverser une agglomération  

    le pare brise

    s'est maintenant transformé

    en véritable écran de cinéma

    devant nous le passage

    me semble incroyablement étroit

    pour notre gabarit

     

    Le chauffeur me dit

    ne vous inquiétez pas

    ça passe ... ça passe ...

     

    en effet

    nous sortons maintenant de cette agglomération

    sur le tableau de bord

    je vois une bombe de parfum

    je lui demande , je peux ?

     

    oui ... oui ...

    je me passe alors ce produit sur mes pieds douloureux

    il me dit

    c'est les espagnols

    qui nous donnent ça

     

    je lui demande

    la nature de son chargement

    il me répond

     

    c'est des patates !

     

    * Le père Henri

    un des chauffeurs de la coopérative

    du Finistère et des côtes du nord

    22 Saint-Brieuc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Pour tablettes et autres

     clic sur version ordinateur .

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