• Aux environs de  Touverac 16

    année : 1976

     

    Je prends congé d'Henri

    en le remerciant pour son accueil ...

    il me dit :

    les enfants vont vous accompagner ;

     

    je sors alors ;

     

    je suis surpris par la luminosité soudaine ...

    et alors une bande de gamins

    surgit dont on ne sait où , m'entoure ;

    ils me dise qu'il vont me conduire à l'endroit

    où ça marche !

     

    c'est une bande joyeuse qui m'accompagne

     

    j'ai oublié ma valise !

     

    ma valise !!!

    mais soudain , j'aperçois celle-ci

    devant moi , sur le porte bagage

    du vélo d'un des gamins

     

    nous parcourons à peu près , deux cent cinquante mêtres

    ça descend un peu ;

     

    bientôt , toute mon escorte s'arrête .

    voilà , c'est en haut de la côte :

    on vous laisse !

    mais que se passe t 'il ?

    je m'entends soudain leur dire au revoir

    dans plusieurs langues !!!

     

    ils me font des gestes d'au revoir

    ils remontent vers chez eux ;

    je traverse la grande route

    je me dirige vers le haut de la côte

    je commence même

    à faire

     

    des signes .

     


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  •  

    Maintenant , je me trouve en surplomb de la vallée

    de la Charente

    au loin , un véhicule progresse sur une route

    il y a quelque chose d'irréel

    dans ce que j'observe

    le son du moteur 

    est bizarre

     

    on dirait que le moteur peine

    pourtant

    le déplacement

    s'effectue sur une route plane

     

    je connais cette route ...

     

    le jour commence à se lever

    je me frictionne les bras

    les épaules , la poitrine ,

    j'ai froid

     

    je suis glaçé

     

    je marche , je marche ,

    j'arrive près d'un poteau indicateur

    mais comment se fait il ?

    aucun nom

    rien que du noir !

     

    où suis je ?

     

    des maisons ...

     

    je m'approche de l'une d'elles

    je pousse le battant d'un petit portail

    je contourne l'habitation

    tout de suite quelque chose

    m'apparait

    il y a des morceaux de pain

    partout sur le sol

    même des moitiés de pains ;

    le pain n'est pas cher dans cette maison !

     

    rien ne bouge ...

    cependant

    une impression de danger

    est présente ,

    elle s'insinue fortement en moi

     

    je sors

     

    je crois que je me trouve à ...

     

     Balzac

     

     

     

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  •  , 

    Joden dans le 112

    non merci , j'ai donné !

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  • En attendant le juge

    j'observe la pièce où je me trouve maintenant

    il y a une table

    avec un entourage de marbre

    un billard ?

    un petit endroit de la bordure est cassé

    le morceau est posé là ...

    il attend 

    j'ai repris mon papier 

    je relis

    ce que j'ai écris

    dans la pièce ensoleillée

    le grillon chanta cinquante deux fois

    les " faux barreaux " sont toujours là !

     

    sur ce pauvre morceau de papier

    que j'ai trituré entre mes doigts

    j'ajoute maintenant :

    tous ces pauvres gens

    qui partaient dans les trains

    pour on ne sait où ;

    lorsque le juge arrive

    je m'empresse de lui montrer

    la place que doit prendre

    le petit morceau de marbre ,

    je lui demande

    s'il veut que je lui lise mon poème

    " Les faux barreaux "

    il me dit après l'écoute

    on dirait du Rimbaud !

    le juge me dit alors

    qu'il a besoin d'un peu de renseignements

    je lui explique les choses

    il a l'air satisfait

    je lui demande alors s'il veut écouter la suite

    des " Faux barreaux "

     

    tous ces pauvres gens qui partaient ...

    il m'écoute

    pas mal !

    mais il faudrait modifier

    cette tournure de phrase ;

    je suis d'accord avec lui 

    avant de s'en aller

    il me dit :

    vous n'oublierez pas d'ajouter :

    avec la collaboration du juge Jacques S..... !

     


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  •  

    1976 : La chanteuse Jeanette fais le générique du film Cria cuervos de Carlos Saura

    j'écouterais souvent " Porque te vas " pendant mon hospitalisation .

     

     

     

     

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